Pierre Fornassetti
ancienne élève des Beaux-Arts de Parisdésigne et décore des cabinets de curiosités
« Ce que je cherche dans chaque objet est la marque de l’homme » dit Fornasetti.
Fornasetti : peintre, sculpteur, décorateur d’intérieur, graveur, il a réalisé plus de 11 000 décors et costumes, organisé de nombreuses expositions et événements dans le monde entier. Son imagination héritée d’une forte culture italienne se répand sur tous les supports possibles : cravates, gilets, verres, assiettes, parapluie, lampes, meubles, paravents…C’est là que son sens de l’humour, sa marque d’homme, s’exprime.
L’œuvre décorative de Piero Fornasetti est totalement imprégnée d’architecture qui est sans aucun doute un des trésors de l’Italie. Bien que ses motifs soient empruntés à Palladio, Bramante, Brunelleschi ou Piranèse, il développe un style méditerranéen, italianisant qui lui est propre. Il force les plans, les élévations ou les bâtiments à épouser les formes de ses supports : vêtements, meubles, lampes… Il propose des versions personnelles des fresques néo-classiques de Pompéi où la répétition des motifs comme une frise incessante semble indomptable.
Pour Fornasetti, comme pour le designer Gio Ponti avec qui il travaillera des années, l’architecture amène le mouvement. On s’y promène, on ouvre des portes, on monte des escaliers, des lumières se diffusent.
Au-delà de sa collaboration avec Gio Ponti qui sans aucun doute l’aura révélé, Fornasetti dirige personnellement son travail créatif vers la magie et l’illusion. Il se réfère souvent aux maîtres du trompe l’œil de la Renaissance en déroutant les modèles ici piochés : l’image d’un dôme décore le fond d’un bol, le Colisée devient théière… : l’illusion enrobe la fonction. L’œil est trompé et en cela il perpétue la tradition italienne.
Pour Fornasetti, un seul objet ne peut offrir toutes les facettes d’une idée. Il prend plaisir à laisser dériver son imagination. Un thème se décline dans des formes multiples mais aussi sur des supports multiples. L’exemple le plus marquant de ces Thèmes et Variations est incontestablement le visage de cette courtisane tiré d’un magazine français du XIX° siècle et qu’il modula en plus de 500 variations essentiellement pour la vaisselle.
Pour Fornasetti, un seul objet ne peut offrir toutes les facettes d’une idée. Il prend plaisir à laisser dériver son imagination. Un thème se décline dans des formes multiples mais aussi sur des supports multiples. L’exemple le plus marquant de ces Thèmes et Variations est incontestablement le visage de cette courtisane tiré d’un magazine français du XIX° siècle et qu’il modula en plus de 500 variations essentiellement pour la vaisselle.
Parmi ses thèmes favoris : le soleil, les jeux de cartes, Arlequin et les décors de la comedia dell’arte, les instruments de musique (particulièrement présents dans les intarsia de la Renaissance) ou ce visage de femme que certains ont suggéré être la Mona Lisa de Fornasetti. Toutes ses déclinaisons peuvent perçues comme des calembours à première vue. Mais il faut voir au-delà une œuvre créative pleine de joie et jamais lassée de la vie.

En 1989
Barnaba Fornasetti, son fils, continue le travail créatif engagé par son père. 1991-1992 le Victoria and Albert Museum à Londres organise la première grande exposition dédiée à l’oeuvre de Fornasetti1992 début d’une série de licence contractée avec des éditeurs pour une nouvelle production du travail de Fornasetti.

A Paris, en 20007, décoré par son fils Barnaba Fornasetti , le salon de thé -restaurant - boutique l' Eclaireur.